Le passage à l’ère numérique

Amis lecteurs, permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter une bonne année 2013 ! Tous mes voeux de bonheur, et de soutien dans votre lutte quotidienne contre l’aigritude et la bêtise humaine. Après ces longs mois d’absence (non mais j’avais piscine en fait) je souhaite discuter avec vous d’un sujet qui défraye en ce moment l’actualité économique : les difficultés de l’enseigne Virgin à surmonter son plongeon financier.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas (c’est à dire ceux qui vivent dans un bunker et refusent tout contact avec la société, et auquel cas : que faîtes-vous donc ici jeunes fous ?), Virgin est une enseigne de vente de produits culturels et technologiques, représentant un concurrent sérieux de la FNAC. Implanté dans 26 magasins à travers la France, la chaîne avait déjà du fermer 5 boutiques en 2012, et se retrouve aujourd’hui au bord du dépôt de bilan. Peu de temps après la FNAC et Surcouf, c’est donc une nouvelle enseigne de commerce culturel qui s’effondre en France. Pourquoi ?

En premier lieu, ces entreprises ont raté le passage à l’ère numérique. A l’époque des liseuses, musiques et vidéos à la demande et du streaming de masse (pour ne parler que des offres légales), le surcoût et la contrainte logistique liés aux boutiques “en dur” dissuadent de plus en plus, a fortiori sur une clientèle technophile donc déjà familiarisée avec Internet. Les clients n’ont plus peur de commander sur le web, donc ils ne s’en privent pas. Dans les domaines des produits dématérialisables comme la musique, les jeux vidéos ou les films, le succès des plate-formes de vente en ligne (Steam, Apple Store, Ebooks, ..) est équivoque : le grand public ne veut plus du support physique. En refusant de se mettre au niveau sur ce point, les grandes enseignes ont raté une première marche.

Reste le marché des objets physiques, non remplaçables par du dématéralisé : ordinateurs, écrans, appareils photos, … Un point important sur lequel la FNAC et assimilés pouvaient se défendre était d’apporter, sur ces produits technologiques, un conseil et un avis pertinent. Acheter un appareil photo ou un ordinateur étant un achat complexe et réfléchi qui nécessite souvent une étude comparative de différents produits, l’assistance d’un vendeur compétent dans le domaine pouvait aiguiller le client vers un objet adapté à ses besoins…ou pas. Aujourd’hui, les vendeurs commissionnés n’essaieront plus de vendre un produit adapté, mais plutôt d’orienter vers les modèles courants. Plus de temps non plus pour des formations, et de fait la connaissance technique des produits s’est perdue (qui n’a jamais pesté contre la bêtise des vendeurs FNAC ?). Les vendeurs en rayon ne sont plus des conseillers, sont bien souvent incapables de vous aider, et n’en savent pas plus que vous sur le produit qui vous intéresse. En perdant cet apport de conseil pour maximiser les coûts à court terme, les grandes enseignes creusaient leur propres tombes : elles perdaient le dernier avantage apporté par les magasins physiques.

A titre personnel, je ne suis pas affolé par l’effondrement économique de ces groupes : au même titre que l’arrivée de Free a fait trembler le monde de la téléphonie, la conccurence sérieuse des offres sur Internet aurait du pousser les grandes enseignes à revoir leur business model. Ce qu’elles n’ont pas fait. L’ennuyeux là-dedans, c’est que ce ne sont pas les managers – ou les dirigeants – qui feront les frais de ces mauvais choix, mais bien les employés.

Et c’est bien dommage.

Médiocrité

Amis lecteurs, parce que CA EXISTE, je vous propose une minute de silence(tous les liens sont certifiés safe for work).

Un cauchemar de design
On le connaît tous, mais impossible de s’en débarasser
Proche du précédent
A mes amis rôlistes…
Et enfin, les skyblogs, bien sûr…

Parce qu’il n’y a pas que le FN qui véhicule des idées stupides, obsolètes et particulièrement horripilantes de bêtise.

La magie du zInternet

Bien le bonjour, chers lecteurs. Vous ne me manquiez pas, mais je vais faire comme si histoire de ne pas vous vexer. Ca faisait longtemps ! (2 jours, en fait). Pour rester dans la logique d’essayer de faire vivre sérieusement ce blog, me revoici donc une nouvelle fois cette semaine en train d’écrire un article. Vous allez finir par croire que j’ai des idées mais non, non, je vous rassure, mon cerveau est toujours aussi atrophié. Pas de risque de dire des choses utiles ou intelligentes, donc.

Ah, la magie du zInternet. Hier encore, on était sur nos modems 56k à compter à la seconde près nos temps passés en ligne pour être sûr de ne pas dépasser nos forfaits…à guetter le moindre magazine qui offrait des heures de connexion supplémentaires, à cadencer le temps de connexion par jour pour pouvoir avoir des accès réguliers. Et puis, peu à peu, est venu le temps du haut débit, de l’illimité, de la fibre. Et ça poutrait, parce qu’enfin, on pouvait voir des vidéos en streaming, on a vu naître des monstres du web comme Youtube/Dailymotion/Google/Facebook/….. Et bien sûr, vous comme moi bande de pervers, on a tous perdu un temps infini sur des sites peu fréquentables aussi. Hé oui, vous vous doutiez bien que l’article ne tournerait pas qu’autour d’Internet, ce serait trop facile… plongeons plus au coeur du sujet.

Quand, fier de vous, vous aviez réussi à vous retrouver seul pour aller sur des pages web peu recommandables et où les webmasters faisaient une économie de vêtements particulièrement surprenante, c’était parti pour rechercher des sites pornos. Et il en existait un, particulier, qui apparaissait (et apparaît aujourd’hui encore) dans toutes les recherches, et qui était plus louche ou plus débile que les autres. Je veux parler de Doctissimo.

Doctissimo, pour ceux qui ne connaissent pas, est un forum “santé” où de nombreux sujets plus ou moins intimes sont abordés. Et ce site, remplis d’adolescent(e)s plus ou moins débiles, regorge de demandes et de sujets notamment sexuels particulièrement impressionnants. L’objectif du site étant d’essayer de prévenir les jeunes des dangers du porn-web, beaucoup d’utilisateurs se sont mis en tête d’en faire une plate-forme pour aiguiller les recherches pornographiques des adolescents. C’est ainsi que l’on peut trouver des posts comme “Bonjour je recherche du porno avec des gens qui mangent des vieux lolilol” et autres “Je fais du sm depuis l’âge de 9 ans, c’est grave docteur ?”

Doctissimo, c’est l’empire où chaque utilisateur est un Albanel miniature, pensant qu’il peut contrôler le web et son contenu. Où chaque discussion est une perle de bêtise, de manque de discernement. Un forum santé où les discussions “privées” sont en accès public et où chacun peut s’apercevoir qu’en fait, depuis tout petit, vous avez des fantasmes avec les animaux morts et les pinces à linge en métal. Et c’est vrai que de savoir ça, c’est vraiment rassurant.