Le verdict de Créteil

Vous me pensiez mort ? Eh non. Je sais bien que le rythme de parution sur ce blog est des plus erratiques, mais je ne vous oublie pas, très chers lecteurs. Simplement la vie, les autres projets et le manque d’idées m’empêche d’avoir une plume aussi leste que je ne le souhaiterais. Mais bref, trève de billevesées : abordons notre sujet du jour. J’aimerais en effet parler avec vous d’une chose déjà quelque peu abordée ici, mais qui me paraît revenir en force dans l’actualité dernièrement. J’aimerais aborder la faculté qu’à l’opinion publique de réécrire un procès, autrement dit “juger mieux que la justice”.

Pour celles et ceux qui ne suivent pas l’actualité, il y a quelques jours la cour d’assises de créteil a rendu son verdict sur une affaire de viol en réunion, mettant en cause 18 accusés. Le verdict fut le suivant : 10 acquittements, et surtout du sursis pour les autres. Je vous laisse le soin de consulter ces liens pour plus d’informations : ici, ici et .

“Face à une affaire comme celle-là, (on ressent) beaucoup de malaise évidemment. Il faut rappeler que les viols sont insupportables. Beaucoup de femmes n’osent pas aller porter plainte parce qu’elles redoutent la procédure judiciaire. Evidemment cette affaire ne va pas encourager les victimes à se déclarer. Pour autant, c’est une affaire de justice, il y a une décision de justice et il ne m’appartient pas de la commenter”
– Marisol Touraine

Pour une fois qu’un(e) ministre dit quelque chose d’intelligent, ça vaut la peine d’être souligné. C’est une décision de justice : on n’était pas là, on n’a pas lu le dossier (7 ans d’instruction, des milliers de pages de témoignages, …) on n’était pas au procès. Il faut arrêter de juger à la place de la justice. Certes, le verdict peut paraître léger, ridicule, on peut remettre en cause le juge (c’est d’ailleurs ce qu’à fait le parquet en faisant appel de la décision). Mais, particulièrement dans des affaires aussi sordides, on ne devrait pas laisser les médias s’emparer de l’affaire. En effet, comment pourrait-on, en quelques heures (c’est à dire la durée d’écriture d’un article journalistique) juger le travail de dizaines de personnes pendant des années ? Bien entendu, les journalistes doivent faire leur travail, fournir l’actualité, et présenter une autre vision. Mais dans des cas aussi complexes, aussi profonds, il est nécessaire de construire des articles plus fouillés, de pousser bien plus loin les recherches qu’à la seule analyse des plaidoiries sur trottoir des avocats de la défense. Si la justice a mis 7 ans à traiter ce dossier et à arriver à cette conclusion, je doute qu’un journaliste, tout compétent qu’il soit, puisse être sûr de faire mieux en si peu de temps.

Un autre détail que je remarque, même si en soi il n’est pas en rapport direct avec notre affaire, c’est la petite remarque sur le poids de la victime : “A 16 ans, Nina était une «très jolie fille», […] Aujourd’hui, Nina pèse 125 kilos. Elle a pris 70 kilos suite aux viols.” Quelqu’un pourrait m’indiquer l’intérêt de cette remarque, si ce n’est rajouter dans le pathos et fournir une remarque gratuite de plus sur l’éternel sujet de la maigreur ? Merci libé de développer notre sens critique et de faire évoluer notre vision de la société, ça c’est du grand journalisme. On pourrait faire une remarque exactement similaire sur l’article du figaro et la phrase sur le sexe du juge, mais ce serait transformer cet article en critique gratuite sur le journalisme. N’empêche, on s’étonne de la mort de la presse écrite, après…

Une autre chose sur laquelle je m’insurge, mais vous êtes déjà bien habitués à celà, c’est la manie qu’ont nos ami(e)s les féministes de s’approprier l’affaire pour en faire un cheval de bataille. Via l’impact médiatique de cette affaire pénale parmi d’autres, le viol est devenu le fer de lance des féministes au même titre que la pédophilie l’était pour les hadopistes. Il est le catalyseur de l’opinion publique, véritable outil de cristallisation de la haine pour faire passer n’importe quoi à n’importe qui. “Comment, tu oses remettre en cause le fondement de cette affaire ? Tu es donc forcément un violeur récidiviste potentiel.” Il n’y a plus de débat possible autour d’un tel sujet, il n’y a que l’émotion et le dégoût, on est forcé d’acquiescer benoîtement.

Et c’est bien dommage.

La parité chez les informaticiens

L’informatique, c’est bien connu, est un monde où il existe une forte majorité d’hommes, et ce pour tout un tas de raisons aussi diverses que variées (et pas toujours logiques) : le domaine d’activité attire un peu moins les filles, notamment parce qu’il est fermé, il impose des études scientiques précises qui n’attirent pas forcément les bachelières fraîchement diplômées, etc… Ce n’est pas un jugement de valeur mais un état de fait : depuis ma spécialisation dans des études “scientifiques”(c’était le bon temps, ma bonne dame !) j’ai toujours eu une très forte majorité d’hommes dans mon travail.

Ouais, je sais ce que vous allez dire. Que ça va encore être une critique gratuite des féministes(faut dire aussi, elles cherchent). Mais non. Pour une fois, j’ai essayé de me mettre à leur place(Ne riez pas, au fond !). En effet, avant je pensais réellement que le machisme était une histoire d’éducation, persuadé que les gens considérés comme instruits et intelligents étaient droits et égalitaires. Oui, j’étais mignon à l’époque. Et comme j’ai gardé une part de cette mignonnerie, je vais même écrire pour vous quelques morceaux choisis du machisme en entreprise, comme autant de brèves de machine à café. Ouais, je sais, me remerciez pas, c’est tout naturel.

– “Il y a des tâches d’homme et des tâches de femme”

– “Ma femme est là pour faire l’amour quand j’ai besoin”

– “Avec la montée de la parité, faut s’arranger pour trouver des femmes avec un bon salaire”

– “Il faut forcément adapter ton langage quand tu parles à une femme, pour pas qu’elle soit choquée”

– “Je me marie, c’est pratique pour les impôts”

Et autant de baffes pour le romantisme. Naïf et jeune que j’étais à l’époque, il ne m’apparaissait pas possible que des gens formés, intelligents et pour certains suffisamment vieux pour prendre du recul sur les choses, puissent être aussi bornés sur des sujets comme la place des femmes en entreprise, ou même dans la société. Les lecteurs habitués(si, si, y’en a !) savent à quel point je déteste les féministes de tous poils(persuadées bien souvent que chaque homme suffisamment digne pour marcher et non pas ramper au sol, est déjà machiste) (ou alors convaincues que le plus efficace pour tuer le machisme est de faire supprimer le mademoiselle des formulaires administratifs). Eh bien ces féministes devraient un jour venir manger dans un repas de chantier entre cadres(= gens sérieux en costume qui font du golf le dimanche). Elles y trouveraient alors du grain à moudre pour les soixante prochains siècles.

En effet, travailler, et donc fatalement s’intégrer dans la société (j’ai essayé, on peut pas faire l’un sans l’autre, c’est pénible j’aurais voulu rester autiste mais gagner des sous quand même…), c’est se frotter socialement à la bêtise humaine. Et travailler avec des cadres, c’est se frotter à la bêtise humaine persuadée d’avoir réussi. Et il y a pire, c’est faire des soirées d’entreprise avec cette bêtise humaine, le genre de soirée corporate à souhait où chacun attend de voir ce que dira vraiment de vous votre patron une fois qu’il aura avalé quelques bières. Et là, pseudo-libérés du masque social, c’est à un véritable lâcher de fauves que l’on assiste.

On pense que l’école n’est pas le reflet réel de la société. C’est faux. Je n’ai jamais vu pareille copie du monde réel que le collège.

Et c’est bien dommage.

Féminisme : Le sexe faible

Bon sang, quand on regarde les tags de cet article, on pourrait croire à une mauvaise pub pour un voyant. Du genre “amour, sexe et travail : réussirez-vous vraiment dans votre vie à devenir constructeur de crayons-missiles ? Jean-Michel vous dis tout au 8 22 22, pour la modique somme de 1 bras par minute…” Bref, bonjour chers lecteurs.

Il est effrayant de voir à quel point je suis stérile en ce moment. En effet, deux semaines depuis le dernier article, et ce n’est pas faute d’avoir des idées. Seulement, je n’arrive pas à mettre le point final à aucun de mes articles, même si plusieurs sont sur le feu en ce moment. Quant au podcast, ça avance toujours. J’aimerais que ça avance plus vite, mais le manque d’idées m’empêche à nouveau de pondre quelque chose de correct. Mais bref, je ne suis pas là pour vous parler de ma vie. Abordons-donc le sujet du jour.

L’évolution de la place de la femme dans le couple, et dans la société plus généralement, à poussé vers une égalité un peu plus tangible chaque jour : le machisme recule, les acquis sociaux sont les mêmes pour chaque sexe, et tout le monde s’en réjouit. C’est en effet une grande nouvelle, qui nous prouve à quel point on est civilisés et intelligents. Seulement, cela entraîne un changement radical dans les rapports amoureux, et une insertion plus que déplorable du “politiquement correct” au sein du couple : Quand une femme laisse son mari pour refaire sa vie, c’est pour mieux s’épanouir. Quand un homme casse son mariage pour partir avec une autre, c’est un connard de première. Une vision intéressante de l’égalité.

Je discutais récemment avec plusieurs amis sur un sujet plus que choquant : la distinction entre amour(vrai, sentimental et profond) et désir (sexuel et purement physique). Il est aujourd’hui exclu que les deux ne se tournent pas vers la même personne, comme si l’on ne pouvait aimer quelqu’un que parce que l’on souhaite coucher avec. Superbe vision du romantisme. Outre l’expérience intéressante de multiplier les partenaires sexuels pour avoir une culture des parties de jambes en l’air épanouie, la vision de l’être aimé aujourd’hui tombe tellement dans l’idôlatrie, dans la quasi-déification qu’il en devient difficile de désirer quelqu’un qu’on aime ( Platon résumait ça très bien ). Et inversement.

J’entends à l’oreille “c’est une excuse facile” et encore “quand tu auras trouvé l’amour tu ne désireras qu’elle”, etc… Ca tombe bien, parce que ce débat est particulièrement d’actualité, notamment avec la question de la pornographie et des lois sur les clients de prostituées. Là où la prostitution n’est pas défendable, notamment pour la porte ouverte aux catastrophes sociales et humaines qu’elle suscite, il n’en est pas de même pour la pornographie. Combien d’entre vous, messieurs notamment, s’éclatent avec leur copine et conservent néanmoins des visites fréquentes, ou tout du moins régulières sur des sites pornos ? Ca n’empêche absolument pas l’amour, et l’objectif n’est pas de partir refaire sa vie avec Katsumi. Simplement, retrouver ce rapport de force, complètement déresponsabilisant, suscite naturellement le désir sexuel et c’est bien normal, puisque c’est sur ces bases d’inégalités qu’il est fondé( ouvrez un livre de psycho chapitre sexe : le désir sexuel est toujours suscité par un rapport dominant/dominé, même inavoué ou inconscient ).

En conclusion, je trouve de plus en plus consternant la distinction des visions féminines de l’amour (amour courtois, romantisme, poésie), masculines (virilité, consommation, irresponsabilité) et féministes( virilité, consommation, irresponsabilité). Quand un homme trompe, c’est lui le responsable. Quand une femme trompe, c’est son amant le responsable.

Féminisme : Humiliées, ou la catastrophe Belle&Rebelle

Mesdames, mesdemoiselles, celles d’entre vous qui me lisent connaissent(ou pas) mon aversion caractérisée pour la presse féminine. Au hasard de mes périgrinations sur le net, je suis tombé là-dessus : Belle&Rebelle

En temps normal, je fustige la presse féminine pour la bêtise, le vide des propos et l’inutilité générale suscitée par les articles. Ici, on est bien loin de ça. On tombe en réalité dans un webzine insultant pour toutes les femmes. Ce site est un conglomérat d’aberrations, sur des sujets comme le féminisme, la politique, la culture, la mode…. Côté politique, c’est véritablement extrême-droite, vantant les mérites de l’identité nationale, par exemple. Et surtout, l’image de la femme véhiculée y est atroce. L’on vient vanter les mérites de la sexualité taboue, de la femme au foyer, de l’absence de sexe avant le mariage bien sûr… Toutes les idées contre lesquelles les femmes se sont battues ces cinquantes dernières années sont détruites, anéanties. C’est un véritable recul. Mais étudions un article en détail, vous vous rendrez mieux compte. Article

L’image projetée insinue qu’une femme qui s’occupe d’elle n’est rien qu’une nombriliste exacerbée et complètement stupide.

Quand je vois toutes ces filles « hypes » dans la rue, cheveux tirés, bien maquillées, habillées avec les dernières fringues du moment

Vous sentez venir la généralisation rapide, de celles qui vont vous décaper la tronche à la scie égoine ? Ca arrive.

Être plus féminine, rentrer dans le même legging taille enfant qu’elles, capter le regard de tous les hommes en un passage…

Vous remarquerez la subtile association entre minceur et féminité. Mesdames, vous qui étiez rondes et vous pensiez jolies, voyez comme B&R vous rappelle à l’ordre. Allez perdre 30 kilos, et on en reparle.

Il faut toujours vérifier ce qui se cache derrière le vernis ou, pour elles, derrière le masque permanent de maquillage. Et chez elles c’est souvent aussi creux qu’une noix de coco…

Donc, prendre soin de soi, c’est être une grosse cruche. Et c’est forcément pour le plaisir de draguer. Je tiens sincèrement à exprimer toutes mes condoléances aux blogueuses comme Pandora ou Argaelle pour l’image de leur travail qu’elles se prennent dans les dents à cause de ce genre de webzine. Désolé les filles, vous êtes belles et apprêtées DONC vous êtes connes. C’est forcé, c’est B&R qui le dit.

Au fond la dernière fois qu’elle t’avait vu c’était pour qu’elle t’assure que ton string dépassait bien et qu’on le voyait sans problème à travers ton pantalon blanc.

Une vue intéressante de l’amitié et du partage. Je pense que Nelson Mandela se retourne dans la tombe qu’il n’a pas encore construite tant l’image projetée des gens par ce site est à vomir. Ben oui, encore une fois : vous êtes deux filles, donc vous draguez toutes les deux, vous êtes belles DONC vulgaires, alors nécessairement vous êtes des salopes. CQFD.

Si c’est ça ta vie, je te la laisse ! Moi je ne suis pas la fille d’un soir mais celle d’une vie ! Moi je ne suis pas seulement jolie, je suis belle, de cette beauté fière dont tu n’as pas connaissance, car son existence seule t’est impossible à imaginer, elle te rendrait encore plus dépressive que tu ne l’es déjà.

Voilà, enfin, la conclusion qui détruit tout ce que masse psychologues et autres activistes et romantiques ont mis des siècles à mettre en place : la confiance en soi. Alors que l’on vit à une époque où les médias exercent une pression de malade sur les femmes, un semblant d’espoir semblait poindre. Sans tomber dans la généralisation, connaissez-vous une femme qui n’a jamais complexé ? Qui ne s’est jamais sentie moche, grosse, poilue, bête, les quatre à la fois ? Et, alors que vous faites tant d’efforts pour vous mettre en valeur sans tomber dans la vulgarité, voilà que les webzine censés présenter des modèles et des idées écrasent tous ces efforts. Détruisent tout ce que quiconque aurait pu construire pour vous. Bravo, bel effort.

Pour avoir arpenté ce site en entier, les articles de ce genre sont légion. Et ils sont atroces. J’ai passé des heures à commenter ce que j’y ai vu et lu, mais je ne pense pas que vous aurez le loisir de pouvoir me lire, mes interventions ayant probablement été censurées. Mais je ne comprendrai pas, moi qui suis profondément anti-féministes, comment on peut humilier autant les femmes et les jeunes filles sans même avoir la décence de s’excuser et, pire, de se considérer comme un magazine qui vous éduque, mesdames, et vous sert de modèle. Mais j’entends déjà les critiques qui me verront comme un crétin qui vous empêche d’ouvrir les yeux sur votre condition, de vous libérer. Car c’est bien connu : être belle et apprêtée, noble, c’est être conne, creuse et fatalement soumise. Et que donc vous n’avez plus de poids de décision puisque comme chacun sait le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des insoumis.

PS : Merci à DariaMarx pour le lien vers l’article.

Féminisme : impossible de lutter contre les préjugés

“Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.” Merci Alfred de Musset. J’aimerais revenir sur ce point.

Je n’aime pas du tout entendre les généralités comme “tous les hommes sont des salauds/ menteurs/ lâches/ ….(rajoutez ici l’insulte qui va bien)”. Tout d’abord parce que ce n’est pas vrai. Non pas que je veuille me lancer ici dans une diatribe poétique visant à défendre quelque chose comme “je ne suis pas de ceux-là”, car je ne cherche pas à me démarquer. Simplement, ces adages sont sujets à des montagnes de prises de tête épouvantables, et peuvent donner naissance à des chantages absolus. Ben oui : par exemple, vous refusez d’aller chez belle-maman pour cause qu’elle est bête comme ses pieds et porte de la moustache. On vous répondra forcément “tu es lâche d’esquiver”. Si vous détestez les enfants, on vous resservira tôt ou tard cette phrase également, quand viendra le temps pour vous de vendre votre vie au profit de la leur.

Des sujets de dispute, donc. Ensuite, des bons points pour se décourager. Oui, en effet, à quoi bon vous plier en quatre, messieurs, si c’est pour vous entendre dire qu’en fait, vous aurez beau faire, vous ne serez “pas mieux que les autres” ? Donc, non seulement ça décourage, mais en plus, cela invite à se laisser végéter, et à devenir un connard pour de bon.

Considérer ce genre d’adages comme vrai, c’est aussi tomber dans la bêtise commune, c’est ne pas voir les hommes (au sens masculin de terme) comme des individus mais comme des inférieurs, des animaux, que l’on peut aisément prévoir et calculer, et qui ne demandent qu’une chose : vous sauter dessus, mesdames. Apprenez à ouvrir un peu les yeux avant de juger trop vite, et de penser que vous êtes nécessairement désirable et indispensable. On a les amants que l’on mérite.