Féminisme : Le sexe faible

Bon sang, quand on regarde les tags de cet article, on pourrait croire à une mauvaise pub pour un voyant. Du genre “amour, sexe et travail : réussirez-vous vraiment dans votre vie à devenir constructeur de crayons-missiles ? Jean-Michel vous dis tout au 8 22 22, pour la modique somme de 1 bras par minute…” Bref, bonjour chers lecteurs.

Il est effrayant de voir à quel point je suis stérile en ce moment. En effet, deux semaines depuis le dernier article, et ce n’est pas faute d’avoir des idées. Seulement, je n’arrive pas à mettre le point final à aucun de mes articles, même si plusieurs sont sur le feu en ce moment. Quant au podcast, ça avance toujours. J’aimerais que ça avance plus vite, mais le manque d’idées m’empêche à nouveau de pondre quelque chose de correct. Mais bref, je ne suis pas là pour vous parler de ma vie. Abordons-donc le sujet du jour.

L’évolution de la place de la femme dans le couple, et dans la société plus généralement, à poussé vers une égalité un peu plus tangible chaque jour : le machisme recule, les acquis sociaux sont les mêmes pour chaque sexe, et tout le monde s’en réjouit. C’est en effet une grande nouvelle, qui nous prouve à quel point on est civilisés et intelligents. Seulement, cela entraîne un changement radical dans les rapports amoureux, et une insertion plus que déplorable du “politiquement correct” au sein du couple : Quand une femme laisse son mari pour refaire sa vie, c’est pour mieux s’épanouir. Quand un homme casse son mariage pour partir avec une autre, c’est un connard de première. Une vision intéressante de l’égalité.

Je discutais récemment avec plusieurs amis sur un sujet plus que choquant : la distinction entre amour(vrai, sentimental et profond) et désir (sexuel et purement physique). Il est aujourd’hui exclu que les deux ne se tournent pas vers la même personne, comme si l’on ne pouvait aimer quelqu’un que parce que l’on souhaite coucher avec. Superbe vision du romantisme. Outre l’expérience intéressante de multiplier les partenaires sexuels pour avoir une culture des parties de jambes en l’air épanouie, la vision de l’être aimé aujourd’hui tombe tellement dans l’idôlatrie, dans la quasi-déification qu’il en devient difficile de désirer quelqu’un qu’on aime ( Platon résumait ça très bien ). Et inversement.

J’entends à l’oreille “c’est une excuse facile” et encore “quand tu auras trouvé l’amour tu ne désireras qu’elle”, etc… Ca tombe bien, parce que ce débat est particulièrement d’actualité, notamment avec la question de la pornographie et des lois sur les clients de prostituées. Là où la prostitution n’est pas défendable, notamment pour la porte ouverte aux catastrophes sociales et humaines qu’elle suscite, il n’en est pas de même pour la pornographie. Combien d’entre vous, messieurs notamment, s’éclatent avec leur copine et conservent néanmoins des visites fréquentes, ou tout du moins régulières sur des sites pornos ? Ca n’empêche absolument pas l’amour, et l’objectif n’est pas de partir refaire sa vie avec Katsumi. Simplement, retrouver ce rapport de force, complètement déresponsabilisant, suscite naturellement le désir sexuel et c’est bien normal, puisque c’est sur ces bases d’inégalités qu’il est fondé( ouvrez un livre de psycho chapitre sexe : le désir sexuel est toujours suscité par un rapport dominant/dominé, même inavoué ou inconscient ).

En conclusion, je trouve de plus en plus consternant la distinction des visions féminines de l’amour (amour courtois, romantisme, poésie), masculines (virilité, consommation, irresponsabilité) et féministes( virilité, consommation, irresponsabilité). Quand un homme trompe, c’est lui le responsable. Quand une femme trompe, c’est son amant le responsable.

7 thoughts on “Féminisme : Le sexe faible

  1. Je trouve ta réaction étrange j’entends beaucoup plus l’avis inverse. Bien qu’elle sonne ancien ou lointain. Un garçon qui trompe ou quitte sa copine pour une autre c’est que l’a fille l’a ensorcelé, abusé de ses charmes etc et un fille qui quitte ou trompe son copain c’est une pute. Je ne crois pas plus en l’un qu’en l’autre mais je suis surprise que tu pense que cette vision de l’homme soit la plus répandue.
    J’aimerais par contre que tu développe ton avis sur la prostitution, pourquoi est-ce indéfendable? Je ne dis pas être particulièrement pour mais je ne vois pas en quoi ça puisse être un fléau social et humain. Surtout après avoir prôné la liberté de découverte sexuelle avec de multiples partenaires.

  2. Je suis pas d’accord,
    Pour te donner un exemple : Mon pére qui a déjà tourner autour d’autre filles, ect ect, ma mére lui a toujours fais confiance quand il lui disais qu’il ne s’était rien passer, même si toutes les apparences étaient contre lui…

    Aujourd’hui mon pére croit que ma mére la tromper avec un de ses amis, alors que je sais pertinament qu’elle ne couchera jamais avec… et bien elle a beau répéter a mon pére que ce n’est pas vrai, il l’envoi chier, l’insulte alors que ma mére elle lui a toujours fais confiance, ne l’as jamais insulter ect ect….

    La preuve que les femmes sont bien plus mature que les hommes… et beaucoup moins de mauvaise foi…

  3. Pour te répondre, Elea, je prépare un nouvel article sur le sujet. To be continued🙂

    Sinon, c’est peut-être également une question de milieu : peut-être que selon le cadre, ce sont les femmes ou les hommes qui sont mal vus. Après, je n’essaie pas d’inciter les gens à l’infidélité, simplement je note qu’il y a, je trouve, une inégalité de traitement entre les hommes et les femmes sur le plan sentimental.

  4. A ne pas oublier que dans certains pays, la polygamie pour les hommes est une distinction sociale, là où l’infidélité des femmes les mène à la lapidation… Il y a encore du travail pour arriver à l’égalité des sexes sur ce point qui dépasse largement notre vision ethno-centrée du sujet.

  5. Alors, discutons !^^

    Par rapport à la vision Amour/Sexe, j’en reviens à ce que je te disais. Je conçois tout à fait que l’on réussisse à séparer nettement les deux. Moi, je ne le peux pas. Je ne peux pas coucher avec une fille pour laquelle je n’ai pas un sentiment amoureux. Ce qui doit expliquer mon faible nombre de partenaires. Je ne revendique pas cela que parole d’évangile, c’est juste ma croyance. Et pour ce qui est de la “déification” de l’être aimé, ce n’est pas parce qu’on est fou amoureux de sa moitié que l’on ne sait pas faire la part des choses. Mais encore une fois, je comprends parfaitement les gens qui font un distingo sexe/amour.

    Ensuite, je trouve, moi, que l’on est dans une vraie époque de “c’est la faute de l’homme”; Parfois (50% du temps), c’est vrai. Les autres fois, non. Peut être est-ce une réaction à la longue période de domination du mââââle, je ne sais pas. Mais j’ai encore la parole de ma mère : “Les hommes, ils ont une bite au milieu du front”. Maintenant, le coupable, c’est forcément l’homme…

    (Et j’ai fat un pavé !^^)

  6. alors oui mais non, en fait. les femmes continuent sévèrement à s’en prendre plein la gueule, c’est un fait, c’est juste un poil plus fourbe et moins flagrant qu’avant.
    cela dit oui, je confirme, certaines filles se servent du prétexte de “ça trouzmille ans qu’on en bave à cause de vous, Mâles, maintenant vous allez en chier, vengeance” pour justifier le fait que ce sont de parfaites conasses avec les mecs. mais bon faut pas aller dans l’excès inverse et dire “oulalah les filles nous tapent dessus, c’est toujours notre faute, zutalors” parce que c’est faux et archi faux.

    et puis après, aussi, qu’on arrête de faire genre que les mecs SONT comme ça et les filles SONT comme ça et qu’il y a des différences inamovibles entre les deux parce que c’est du caca, j’en suis la preuve vivante. quand on aura enfin commencé à penser comme ça, ptet qu’on pourra parler d’égalité et qu’on arrêtera d’emmerder le monde à savoir de qui c’est la faute.

  7. Je pense que l’aspect physique et l’aspect sentimental dans une relation amoureuse font partie de représentations très différentes.

    Si traditionnellement les hommes se rangent plutôt du côté de l’amour physique (ou du sexe), les femmes seraient plutôt sentimentales. Cette vision relève du cliché, mais je pense qu’elle influe néanmoins nos comportements et représentations relationnelles.

    A mon sens il est important de bien comprendre ses propres représentations, ainsi que d’être lucide sur son propre comportement par rapport à l’autre (égoïsme, romantisme, attraction purement physique ou sentimentale etc.), afin de jauger celles de l’autre et de tendre vers elle. De cette façon, en commençant par prendre conscience de soi-même, on peut commencer à chercher l’harmonie avec l’autre en le/la rejoignant sur le plan de ses représentations et envies, et finalement caresser l’espoir de trouver le bonheur dans une relation amoureuse/sexuelle de couple.

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