JDR : La vague whitewolf

Chers lecteurs, chères lectrices, vous allez encore dire que je suis aigri. J’entends déjà nombre d’entre vous hurler après la critique facile et le râlage systématique. Bon, certes, cet article pourrait paraître comme ça au premier abord, mais je vous assure qu’il n’en est rien. Beuraiffe…je voudrais donc aujourd’hui vous parler jeu de rôles, tout d’abord parce que ça fait un moment qu’on n’en a pas parlé, et ensuite parce que plusieurs phénomènes récents me poussent à intervenir à ce sujet. J’ai remarqué en effet que, suite à l’avènement du plusieurs jeux, notamment ceux issus des éditions whitewolf(vampires, mages, garous, changelings, ….), on assiste à un avènement du narrativisme tellement violent qu’il en ferait se retourner dans sa tombe notre pauvre ami Gygax. Vous n’avez rien compris à ce que je viens de dire ? Ca tombe bien, c’était fait pour. Je vais donc vous expliquer.

Dernièrement, les éditions whitewolf, très connues dans le monde du JDR pour avoir fait paraître des jeux très célèbres tels que Vampires, la mascarade, ou bien Mages, l’ascension, sont passées au premier plan pour tous les joueurs qui cherchaient à titiller leur imagination et sortir des sentiers battus de Donjons&Dragons. Nombre de JDR sont nés dans la même logique, celle de privilégier l’ambiance et l’histoire, l’exactitude des dates et une forte part de rôleplay, la conception d’un univers cohérent proche du nôtre, avec toutefois quelques différences. Ces jeux sont donc devenus des références en la matière, et beaucoup de rôlistes ayant échappé à D&D se sont mis à considérer cela comme LE jeu de rôle par excellence pour faire ses gammes en tant que vrai rôliste, tout comme les otakus se considèrent comme tels à partir du jour où ils quittent Naruto pour Suzumiya Haruhi no Yuûtsu.

Entendons-nous bien : j’aime beaucoup les jeux narrativistes tels que Wraith ou Maléfices. Néanmoins, ils ont donné naissance à une vague de joueurs plus ou moins débutants qui se sont mis à considérer que le JDR n’était plus un savant équilibre entre règles et rôleplay, mais bien purement et simplement du rôleplay, à l’image d’une pièce de théâtre. Et c’est là où le bât blesse. Car, mesdames et messieurs, oui le jdr consiste en une part de rôleplay importante, mais CE N’EST PAS QUE CA. Ainsi, il faut cesser de trop se creuser la tête sur le nombre de cheveux sur le crane de la tante du père de votre personnage, si les caractéristiques bâclées que vous lui avez données ne le rendent même pas capable d’aligner trois mots de manière cohérente. Faire du combat, des tests, des jets, lancer des dés fait aussi partie d’une table de jdr, au même titre qu’une tirade classe déclamée au milieu du désert Sibérien, entouré de loups, avec l’accent russe ,au sujet des dernières oeuvres de Tchaikovski. Ce message s’adresse tout particulièrement à tous ceux qui ne jurent que par le rôleplay : au même titre que les optimisateurs fous, vous ne représentez qu’une partie du JDR(Ca y est, c’est le moment où vous me hurlez dessus, normalement).

En conclusion, donc : non, une fiche de personnage, ce n’est pas qu’une liste de chiffres, mais ce n’est pas non plus qu’un ensemble de paragraphes sur l’enfance de votre personnage.

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