JDR : Discworld

Coucou les gens !

Alors l’été dernier, j’avais fait l’achat d’un superbe manuel qui fila directement enrichir ma bibliothèque rôlistique déjà beaucoup trop pleine par rapport à mon maigre budget d’étudiant pauvre. Je m’étais en effet procuré le manuel “Le jeu de rôles du disque monde”. Mais, les contraintes de mon emploi du temps de ministre (rien faire prend du temps, que croyez-vous ?) et les problèmes de disponibilité de la plupart des rôlistes autour de moi m’avaient empêché de mettre à profit cette acquisition. Mais, ces derniers jours, j’ai pu obtenir l’occasion de tester ce jeu. Et voici mes conclusions, si ça vous intéresse, ce dont je doute fortement, mais je vais quand même vous les dire, histoire de me faire croire à moi-même que ce blog est dynamique.

Alors, pour ce qui est du côté ambiance, rien à redire. Un manuel joli, bien décoré, des illustrations qui représentent bien l’univers, un manuel sympathique et très beau. On pourra reprocher l’effet D&D 3.5 de l’étalage des grands blocs de texte peu aérés, néanmoins, et de l’absence totale de couleur hormis sur la couverture. L’humour est beaucoup présent dans les textes (je rappelle que c’est la dominante principale du jeu, que de faire quelque chose d’humouristique) et en soi, le manuel peut totalement se lire comme un nouveau tome de l’illustre Pratchett.

Côté jeu , ne nous le cachons pas, c’est mauvais. Malgré la modernisation et la dynamique de GURPS quatrième édition par rapport à ses prédecesseurs, le jeu reste lent, et lourd. Le manuel est, qui plus est, très déstructuré : les informations essentielles pour jouer en “quick start” sont réparties dans tous les coins du bouquin, beaucoup de points de règles sont laissés flous, et d’un flou qui cause la gêne plutôt que de favoriser l’imagination du MJ et de ses joueurs. C’est dommage.

De plus, un autre côté pénible, mais pour lequel je peux, fondamentalement, ne m’en prendre qu’à moi-même, est l’ambiance du jeu. Etant donné la manière dont c’est amené, on pourrait s’attendre à un jeu fun, délirant, type “lanfeust jdr” qui soit fait pour les débutants, pour donner goût à l’univers. Eh bien, pas du tout ! Méfiez-vous : il s’agit d’un jeu de gros initiés à discworld et honnêtement, il faut des talents à la fois de conteur et de one-man-showiste pour réussir à tenir les attentes d’humour, d’ambiance et de qualité conseillées par le manuel. Et pour les joueurs, c’est identique : quelqu’un n’ayant pas lu au moins les trois “huit” de Pratchett risque de passer à côté de beaucoup de choses, au point de passe à côté même du scénario.

Verdict : L’univers est gros et etoffé, ce qui permet un premier contact avec le jeu intéressant, mais au final, le système de jeu est beaucoup trop léger, et complètement inadapté, et malheureusement, tout colossal qu’il soit, le décor n’est pas assez robuste pour combler les manques cruels laissés par les règles. A obtenir si vous êtes, comme moi, fan de Pratchett, mais voyez-le plus comme un goodie supplémentaire que comme un jeu de rôles qui vaille vraiment le coup.

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