Cinéma : The tourist

Arf, que de mouvements mes amis, que de mouvement. Alors qu’il ne se passait rien dans ma vie, les changements que la fin 2010 augurait étaient plutôt prometteurs : voyage à l’autre bout de la Terre, nouveau travail, renaissance de ses cendres de ma vie amoureuse que je pensais à tout jamais perdue au fond de l’abîme de l’oubli, nouveau logement et nouvelle ville aussi….Tout cela laissait à penser qu’il se passerait beaucoup de choses dans ma vie (admirez comme je viens subtilement de vous donner un certain nombre de fausses excuses sur le pourquoi vous êtes restés si longtemps sans nouvel article). Et il s’est avéré finalement que de tout cela a donné quelque chose qui confirmait plus ou moins le doute qui s’insinuait en moi peu à peu : vivre, c’est vraiment le bordel.

Mais ce n’est pas de cela que je souhaiterais vous entretenir aujourd’hui. Puiser au fond de la coquille vide qui me sert de cerveau n’est pas de la première facilité, alors réussir à en tirer quelque chose qui ne soit pas trop stérile relève véritablement du tour de force. Du coup, aujourd’hui, on va parler cinoche. D’abord parce que ça fait longtemps, ensuite parce que j’ai envie et de toute façon, je vous demande pas votre avis (nan, parce que déjà que j’écris pas souvent, si je devais soumettre mes articles au vote, on serait dans le sable, les amis…).

Bref. Riche de quelques euros, d’un peu de temps à perdre et d’une irrépressible envie d’aller au cinéma en la compagnie de celle avec qui il se passe des trucs encore plus intenses que sous la robe austère de la justice, on est donc allés voir The Tourist. Pour ceux qui n’en auraient jamais entendu parler, il s’agit du dernier film action/romantique sorti il y a quelques semaines, projettant Angelina Jolie et Johny Depp à l’affiche.

L’histoire parle en clair de la femme d’un voleur qui se fait pister par la police et tout un tas d’espions pas très gentils. Elle tente de rejoindre son mari grâce à un certain nombre d’instructions qu’il lui laisse. Notamment l’une qui est “monte dans un train, parle au premier mec que tu croises, et fais comme si c’était moi”, dans l’objectif évidemment de dérouter la police. La suite est évidente : elle rencontre johny depp, et commence une histoire impossible. Oh ben ça alors…ce film doit être américain.

Bon, outre les décors qui sont assez beaux, ce film est une accumulation de  clichés. Une BO plus que moyenne, et des ressors scénaristiques éculés qui font que l’on s’ennuie au bout d’une demi-heure. Ce n’est pas un navet proprement dit, mais c’est trop long pour ce que c’est, et le cliffhanger final est téléphoné si fort qu’on l’entendrait même sur un réseau bouygues (un troll s’est caché ici, saurez-vous le retrouver ?).

Un film américain ultra-édulcoré donc, sans surprises et surtout, surtout, sans jeu d’acteurs. Je sais que c’est facile de critiquer, m’enfin Johnny Depp nous avait habitués à mieux depuis Charlie, Pirates et Edward Scissorhands, et nous livre là un jeu fade, plus digne d’un Robert Pattinson que d’un Brad Pitt.

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