Carnet (extraits)

Tokyo, 3 novembre. Shinjuku – Gyoen.

C’est impressionnant. En plein centre d’un quartier de bureaux ultra-dynamique (enfin, vu la hauteur des gratte-ciels, s’ils étaient remplis de gens qui glandent, ce serait moche) s’étend un coeur de verdure et de calme. On entend à peine le bruit de la ville, couvert par celui des oiseaux, de l’eau qui coule et des enfants qui jouent (pourtant en temps normal j’aime pas les cris de gamins, mais je suis probablement de bonne humeur sans m’en rendre compte. Faut que je fasse gaffe, sinon ça va devenir une habitude). Il fait grand soleil. Serviettes, crème solaire, jeux et raquettes, tout porte à croire que nous sommes à la plage et pourtant, on est bien en plein centre ville.

Je suis ébahi (et réjoui, en plus) de la politesse et de la prévenance des gens d’ici. Il y a par exemple beaucoup de photographes, et chacun se pousse et s’excuse pour ne pas gêner les autres (vous avez déjà entendu un parisien s’excuser, vous ?). De plus, alors que j’étais une nouvelle fois perdu et ébêté devant une carte du quartier couverte de kanjis, un couple s’est arrêté, m’a demandé où j’allais, m’y a accompagné (ce qui leur imposait de faire demi-tour), m’a complimenté sur mon anglais. Je suis sûrement passé pour un idiot en répétant sans cesse “Gomen, wakarimasen deshita” mais peu leur importait. Ils ont pris le temps de répéter, de comprendre, de m’aider. Je ne sais pas ce que donnera la suite, mais je sens que ce pays va me plaire.

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